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Les artisans Le Comité artisanal haïtien | La majorité de nos articles d'artisanat proviennent du Comité artisanal haïtien (CAH), situé à Port-au-Prince. C'est la plus importante ONG locale de commercialisation d'artisanat du pays. Elle a été fondée en 1973 et gère les commandes émanant du commerce équitable. Elle regroupe environ 200 artisans (qu'ils travaillent individuellement ou au sein de coopératives), afin d'améliorer leurs conditions de travail et surtout leurs conditions de vie (amélioration de l'approvisionnement en eau potable, construction d'écoles et de routes). Ces artisans sont originaires essentiellement de Port-au-Prince et de sa banlieue (notamment Croix-des-Bouquets). Le CAH accompagne les artisans en leur offrant des formations, le financement d'équipements, des programmes d'alphabétisation et d'hygiène.
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|  ONART | Quelques articles sont issus de l'Office national de l'artisanat, dépendant du Ministère des affaires sociales. Il expose et vend des produits d'artisanat de tout le pays. |
|  L'art du fer découpé | Tout comme la peinture naïve, le fer découpé est un art à part entière, singulier à Haïti, originaire de Croix-des-Bouquets (banlieue de Port-au-Prince).
C'est un art de récupération: les gros bidons de fuel sont la base du travail des Bosmétal, ces artistes du fer. Le boss récupère un bidon, appelé "dwoum". Il découpe le couvercle et le fond, puis le fend dans toute sa longueur pour obtenir une grande plaque de métal qu'il passe ensuite au feu afin d'éliminer tous les résidus de pétrole et de peinture. Le métal s'est suffisamment assoupli pour que le boss puisse sauter de tout son poids dessus et obtenir une plaque plate de 1,80m de longueur sur 86 cm. Grâce à un morceau de rail de chemin de fer, il procède au martelage de la plaque afin de la rendre plus malléable, pour qu'elle soit plus facilement praticable. La plaque est de nouveau nettoyée des restes de peinture, pétrole et rouille; et elle est ainsi prête pour l'étape suivante: le traçage. Le traçage du dessin se réalise à la craie grâce à l'imagination de l'artiste, qui puise son inspiration dans le vaudou et ses loas (esprits), de créatures mythiques (comme les sirènes), ou de la vie de tous les jours (oiseaux, arbres, musiciens...). Le boss, ou son apprenti, procède à l'étape délicate de la découpe du dessin. On obtient une sculpture ajourée qu'il faut remodeler, ciseler. On évoque les formes avec un clou: c'est le repoussage, ou avec un burin encore plus fin. Pour terminer, l'artiste lisse son oeuvre au papier de verre, la signe et la passe au noir de fumée, la vernie(ou la peint avec des couleurs chaudes) et la sèche.
Il faut parfois plusieurs jours pour réaliser une pièce. On parle souvent d'un travail de dentellière.
Quelques grands noms de l'art des bosmétal: Georges Liautaud, Hector Hyppolite, Serge Jolimeau, Gabriel Bien-Aimé... |
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